Bien que lagriculture noccupe, en moyenne, que 10 % de lespace régional, cest lune des activités les plus typique de la région, colorant le paysage rural, opposant les vertes prairies aux champs dorés de céréales et les teintes plus claires des pâturages aux sombres lignes de la forêt. Comparé à celui de la vallée du Saint-Laurent, le potentiel agricole des sols varie de modéré à faible. Quant aux revenus des agriculteurs, ils reposent surtout sur la production laitière et les produits de la forêt.
Historiquement, la progression de lagriculture a suivi celle du peuplement. Elle sest épanchée par débordements successifs, depuis les fonds de vallées jusquaux pentes et, de là, vers les plateaux. À partir des années 1950, cependant, le mouvement sinverse: le nombre de fermes a entrepris de diminuer et la superficie des exploitations augmente, indice dun remembrement important de la propriété. Par la suite, ce mouvement sest accéléré : à partir de 1960, les terres marginales sont abandonnées à la friche et lagriculture se replie vers les vallées, là où les terres sont les plus fertiles.
Nulle part ailleurs dans la région ne peut-on obtenir une meilleure vue du paysage urbain et industriel quà Thetford Mines, la capitale de lAmiante. Rien nest dailleurs plus impressionnant pour le visiteur que ces dépressions béantes et ces collines de débris (terrills), qui montrent limportance de lindustrie minière depuis un siècle.
Les autres secteurs dactivité, eux aussi très nombreux, se répartissent entre la confiserie, la confection, la production de structures en acier, dappareils électriques, darticles électroniques, de produits en plastique et en caoutchouc et déquipements sportifs. On en trouve des exemples à Beauceville, Saint-Georges, Saint-Gédéon et Sainte-Claire. Pour avoir un tableau complet, il faut y ajouter les équipements dentreposage liés à la présence du chemin de fer, ainsi que les activités liées à lindustrie du tourisme, de la récréation et de la villégiature.
| Ville | Population (habitants) |
| Saint-Georges | 19 000 |
| Beauceville | 3 870 |
| Saint-Joseph | 1 220 |
| Vallée-Jonction | 1 905 |
| Sainte-Marie | 10 540 |
| Thetford Mines | 17 270 |
| Black Lake | 4 450 |
| Lac-Etchemin | 2 665 |
| Saint-Léon de Standon | 1 270 |
| Saint-Malachie | 1 210 |
| Sainte-Claire | 3 105 |
Si la nature et les activités humaines ont joué un grand rôle dans le façonnement des paysages régionaux, cest à la population et aux rapports que les communautés locales entretiennent entre elles que la région doit son unité géographique.
Quelques références bibliographiques
(voir la bibliographie complète pour de plus amples informations)BÉLANGER, France, Sylvia Berberi, Jean-René Breton, Daniel Carrier et Renald Lessard (1990), La Beauce et les Beaucerons : portraits dune région 1737-1987, Saint-Joseph-de-Beauce, Société du patrimoine des Beaucerons/Corporation du 250e anniversaire de la Beauce, 381 p.
ROBITAILLE, André et Jean-Pierre SAUCIER (1998), Paysages régionaux du Québec méridional, Québec, Les Publications du Québec, 213 p.
ROUILLARD, Eugène (1901), La colonisation dans les Comtés de Dorchester, Bellechasse, Montmagny, LIslet, Kamouraska, Québec, Société de Géographie de Québec, 80 p.