Dès les premières années, l'implication du seigneur devient centrale dans la mise en valeur de la seigneurie. Joseph Fleury de la Gorgendière joue ce rôle avec brio dans sa seigneurie. À la suite de son décès en 1755, la famille Taschereau reprend la seigneurie. Une bonne partie du territoire seigneuriale dans sa portion nord (les seigneuries de Saint-Étienne, de Jolliet, de Taschereau et de la Gorgendière) devient alors la propriété de cette famille. Par ailleurs, même si le mouvement semble bien enclenché dans la première moitié du XIXe siècle, il est à noter que plus on séloigne de la vallée du Saint-Laurent, plus le peuplement des seigneuries progresse.
Avec la Conquête, la Nouvelle-France passe sous l'autorité du roi d'Angleterre. Contrairement aux coutumes françaises, les Anglais utilisent un système dattribution du sol différent, celui du « township », en vigueur dans les autres colonies anglaises. À partir de 1763, l'ordre de subdiviser le sol en « township » est institué. En Beauce-Etchemin-Amiante, les cantons viennent désormais encercler les seigneuries existantes.
Quelques références bibliographiques
(voir la bibliographie complète pour de plus amples informations)BÉLANGER, France, Sylvia Berberi, Jean-René Breton, Daniel Carrier et Renald Lessard (1990), La Beauce et les Beaucerons : portraits dune région 1737-1987, Saint-Joseph-de-Beauce, Société du patrimoine des Beaucerons/Corporation du 250e anniversaire de la Beauce, 381 p.
COURVILLE, Serge (dir.) (1996), Population et territoire, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, Coll. Atlas historique du Québec, 182 p.
COURVILLE, Serge (1990), Entre ville et campagne : lessor du village dans les seigneuries du bas-Canada, Québec, Les Presses de lUniversité Laval, 335 p.
HARRIS, Richard Colebrook (1966), The Seigneurial System in Early Canada. A Geographical Study, Madison et Québec, University of Wisconsin Press et Les Presses de lUniversité Laval, 247 p.