Par ailleurs, au moment de la Conquête, la région de Beauce-Etchemin-Amiante constitue un territoire à peine ouvert à la colonisation. Aucune paroisse du territoire ne fait partie de l'arrêt du Conseil d'État du roi décrété en 1722 autorisant la création de 82 districts paroissiaux correspondant aux vieilles paroisses riveraines de la vallée du Saint-Laurent. Toutefois, grâce à un contexte favorable et aux démarches des évêques, 1824 marque la reprise de la création de nouvelles paroisses catholiques. Avec la marche du peuplement, le mouvement prend de l'ampleur dans la seconde moitié du XIXe siècle, particulièrement à partir de 1870, jusqu'à la moitié du XXe siècle pour donner le paysage des paroisses daujourdhui. De 1926 à 1950, la fin du mouvement s'annonce puisque huit paroisses seulement sont fondées durant cette période. Une seule nouvelle paroisse sera érigée après cette date soit Tring-Jonction en 1962. En outre, lengagement de jeunes gens, essentiellement des fils de cultivateurs, à choisir la prêtrise en grand nombre représente un élément essentiel au bon fonctionnement du réseau des paroisses. Depuis les trente dernières années, les entrées en prêtrise se font de moins en moins nombreuses et il est rare dassister de nos jours, à lérection dune nouvelle paroisse.
Quelques références bibliographiques
(voir la bibliographie complète pour de plus amples informations)COURVILLE, Serge et Normand Séguin (dir.)(2001), La paroisse, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, Coll. Atlas historique du Québec,. 296 p.
VOISINE, Nive (dir.) (1984), Histoire du catholicisme québécois. Les XVIIIe et XIXe siècles, Montréal, Boréal Express, 3 t. en v.