Si lon utilise le seuil statistique dusage général (cités, villes et villages de plus de
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Année
|
Population
totale |
Population
urbaine1 |
% urbain
(région) |
% urbain
(Québec) |
|
1891
|
60 336
|
1 035
|
1,7
|
28,6
|
|
1901
|
67 122
|
4 373
|
6,5
|
36,1
|
|
1911
|
84 837
|
12 784
|
15,1
|
44,5
|
|
1921
|
91 790
|
14 857
|
16,2
|
51,8
|
|
1931
|
101 398
|
18 215
|
18,0
|
59,5
|
|
1941
|
111 323
|
21 614
|
19,4
|
61,2
|
|
1951
|
123 245
|
31 562
|
25,6
|
66,8
|
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1961
|
140 619
|
53 568
|
38,1
|
74,3
|
Sources : région : Recensements du Canada, 1891 à 1961; Québec : Linteau, Durocher, Robert, Histoire du Québec contemporain. Tomes 1 et 2, Montréal, Boréal, 1979 et 1986.
Une telle progression fait de la région lune des moins urbanisées du Québec aux XIXe et XXe siècles. Elle partage ici le sort des secteurs situés dans le voisinage immédiat de la capitale, tant dans Portneuf que sur la Côte-du-Sud ou dans Charlevoix: Québec monopolise les fonctions administratives et profite de son port pour abriter les principales activités de commerce de gros et une bonne partie des fonctions industrielles de grande envergure. Il en résulte, dans ces régions, lexistence de noyaux urbains de dimension modeste drainant chacun une portion réduite des activités commerciales ou de prestation de services spécialisés ainsi que des activités manufacturières principalement de première transformation.
Sur le plan statistique, la définition de la population urbaine utilisée ici est dépendante de lorganisation municipale: tant que des noyaux villageois, même importants comme Thetford Mines, Sainte-Marie ou Saint-Georges (plus de
Toutefois, on peut obtenir un tableau plus réaliste du paysage urbain de la région Beauce-Etchemin-Amiante en agglomérant les populations locales et en prenant comme seuil urbain des effectifs de
Le long de la Chaudière, les quatre paroisses originales se partagent à peu près également les attributs urbains, Sainte-Marie occupant pour un temps le sommet de la hiérarchie du secteur. Dans la sous-région de lAmiante, la structure est beaucoup plus simple, Thetford Mines accaparant dès le début le gros des services, commerces et institutions. Elle profite là du poids démographique que lui confère la concentration de la main-duvre minière. À mi-chemin entre Thetford Mines et Sainte-Marie, East-Broughton peut difficilement les concurrencer, mais tire néanmoins profit de sa position sur la voie ferrée et des activités minières pour se hisser au second rang de la structure urbaine de la sous-région. Enfin, dans lEtchemin, la position excentrique de la vallée par rapport aux principaux axes routiers (corridor Chaudière-Kennebec) et ferroviaires (Québec Central) freinera longtemps lémergence des villes.
Quelques références bibliographiques
(voir la bibliographie complète pour de plus amples informations)Marco Gilbert, Diversification dune économie mono-industrielle : le cas de lagglomération de Thetford Mines entre 1910 et 1980, Sainte-Foy, Université Laval, 2001, mémoire de maîtrise non publié (histoire).
France Bélanger et alii, La Beauce et les Beaucerons. Portraits dune région, 1737-1987, Saint-Joseph-de-Beauce, Société du patrimoine des Beaucerons et Corporation du 250e anniversaire de la Beauce.
Nelson Fecteau, La Cité de lOr blanc :Thetford Mines, 1876-1976, s.l., s.n.,1975.