
Riopel, Marc
L’Abitibi est rattachée à la province de Québec, en 1898. La colonisation de ce territoire débute en 1912, une fois la voie ferrée du National Transcontinental ouverte aux passagers.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1898 - 1920]
Riopel, Marc
Sous la Compagnie du Nord-Ouest, le poste de Témiscamingue devient un des plus importants de l’Est du Canada. Les Algonquins s’intègrent davantage à ce commerce.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1760 - 1901]
Riopel, Marc
Les rapports de la Société de colonisation du lac Témiscamingue et des arpenteurs soulignent la bonne qualité et le potentiel agricole intéressant des terres de la région.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1880 - 1910]
Riopel, Marc
L’industrie minérale québécoise se déplace vers le Nord à compter des années 1960. Cela entraîne l’ouverture de mines dans de nouveaux secteurs de l’Abitibi, dont celles de Matagami et de Joutel. Parallèlement à ce déplacement, les vieilles villes minières de l’Abitibi connaissent des moments difficiles à la suite de l’épuisement du minerai et la fermeture des mines.
Abitibi-Témiscamingue > Matagami-Joutel [1960 - 1980]
Riopel, Marc
Les pièces de bois équarri sont assemblées en cage, puis en radeau. Une équipe de draveurs conduit ce radeau du Témiscamingue au port de Québec, où le bois est expédié par bateau en Angleterre.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1836 - 1900]
Riopel, Marc
À la suite de la crise économique de 1929, les programmes de colonisation dirigée (Gordon et Vautrin) permettent de diriger des chômeurs urbains et des fils d’agriculteurs vers les terres inhabitées du Témiscamingue et de l’Abitibi.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1930 - 1950]
Riopel, Marc
La Croix de l’Influenza a été érigée par les paroissiens de Fugèreville à la suite d’une promesse faite par leur curé. Puisque aucune personne n’était morte de la grippe espagnole pendant l’année 1919 dans les limites de la paroisse, on procède alors à la matérialisation de cette promesse.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1918 - 1919]
Riopel, Marc
L’évangélisation des Algonquins du Témiscamingue et de l’Abitibi se fait graduellement. De saisonnières, les missions deviennent permanentes, en 1863. Les Oblats mettent alors en pratique un plan en quatre étapes.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1836 - 1886]
Riopel, Marc
Hector Authier (1881-1971) mérite pleinement son titre de Père de l’Abitibi. Il arrive à Amos en 1912, à titre d’agent des terres et des mines. Il se lance rapidement en politique municipale, fonde un journal et diverses entreprises. Il favorise également la mise en valeur du secteur minier de Val-d’Or. Authier représente également le comté d’Abitibi au Parlement de Québec et à la Chambre des communes d’Ottawa. Il meurt en 1971, après une longue carrière à promouvoir et à défendre les intérêts de l’Abitibi.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1881 - 1971]
Riopel, Marc
La création et l’invention de la région de l’Abitibi-Témiscamingue se fait en deux temps, selon deux logiques différentes. La première s’étire de 1880 à 1960 et met en valeur la colonisation et la société rurale traditionnelle. La deuxième s’impose à compter de 1970 et présente une vision critique de l’histoire et de la société abitibienne actuelle.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1900 - 2000]
Riopel, Marc
La modernisation des beurreries régionales soulève un important débat chez les agriculteurs qui doivent choisir entre la beurrerie coopérative et la beurrerie privée. Leur choix se porte sur cette dernière, entraînant la fin de la beurrerie coopérative.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1960 - 1968]
Riopel, Marc
La Riordon structure les activités forestières sur ses concessions forestières. Elle crée la Division forestière Kipawa pour prendre en charge la gestion courante de la coupe et du flottage des billots. Un réseau de dépôts forestiers dessert les chantiers confiés à des sous-traitants.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1920 - 1940]
Riopel, Marc
La Chambre de commerce de Ville-Marie propose un développement global et intégré du Témiscamingue. Sa vision du développement de la région s’appuie sur trois principaux secteurs, les transports, les industries et l’économie locale, et laisse une place secondaire aux secteurs de la santé, des services, de l’éducation et de la culture.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1908 - 1950]
Riopel, Marc
La coopération bat son plein en Abitibi et dans les régions rurales du Québec dans les années 1940. La consolidation du monde rural passe alors par la fondation de coopératives dans les principaux secteurs socioéconomiques. Ainsi, un premier chantier coopératif voit le jour en 1942-1943 à Roquemaure. La formule est rapidement reprise dans les autres paroisses abitibiennes.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1940 - 1960]
Riopel, Marc
La crise de 1929 entraîne la fermeture des scieries abitibiennes et de l’usine de pâtes et papiers de l’Abitibi Power & Paper. Les plans de colonisation et l’ouverture de mines stimulent le développement résidentiel et, du coup, assurent la relance du secteur du bois d’œuvre.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1930 - 1945]
Riopel, Marc
Après plusieurs années de revendications, l’élite locale témiscamienne obtient, en 1950, la mise en ondes d’une station de radio francophone au Témiscamingue, CKVM. Ses animateurs occupent une place importante dans la vie culturelle régionale. Malgré des projets de fusion et d’acquisition, Radio-Témiscamingue demeure indépendante encore aujourd’hui.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1930 - 2003]
Riopel, Marc
Les premiers barrages hydroélectriques du Témiscamingue sont construits par des entreprises privées afin d’approvisionner les industries forestières et minières et les villes industrielles. L’électrification des villages agricoles se fait par l’entremise de petite compagnie locale puis par la Coopérative d’électricité du Témiscamingue.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1900 - 1950]
Riopel, Marc
L’arrivée des entrepreneurs forestiers et les débuts de la colonisation agricole entraînent des changements majeurs dans la navigation sur le lac Témiscamingue. Des cages de bois, puis des bateaux à vapeur, s’ajoutent aux canots des Algonquins et des voyageurs. Ces bateaux à vapeur, dont le Météor et le Témiscaming, sont toutefois incapables de soutenir la concurrence du chemin de fer.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1882 - 1926]
Riopel, Marc
En riposte aux mauvaises conditions de travail en vigueur à la mine Noranda, 300 ouvriers-mineurs déclenchent la grève, le 12 juin 1934. La grande majorité des grévistes est d’origine ethnique étrangère, ce qui explique le nom de grève des Fros. La grève est réprimée brutalement, ce qui a notamment pour effet d’empêcher à moyen terme la formation d’un syndicat.
Abitibi-Témiscamingue > Rouyn-Noranda [1934 - 1936]
Riopel, Marc
Au début des années 1910, les prospecteurs miniers du nord-est ontarien suivent la faille de Cadillac, ce qui leur permet de faire d’importantes découvertes de cuivre et d’or. Les mines de l’Abitibi deviennent, dans les années 1930, les principales productrices d’or du Québec.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1910 - 1950]
Riopel, Marc
Les toponymes de la région de l’Abitibi-Témiscamingue proviennent des cultures algonquines, françaises et anglaises. Chaque groupe culturel utilise des références différentes pour choisir ses toponymes.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [ - ]
Riopel, Marc
Au début du XXe siècle, la vie économique et sociale au Témiscamingue est très simple, comparativement à celle que vivent les habitants dans les villes. Le colon défriche afin d’agrandir la superficie de son lot en culture et les commerçants ne conservent en inventaire que le strict minimum d’aliments et de marchandises courantes.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1908 - ]
Riopel, Marc
Alors que la colonisation agricole n’apporte que des familles catholiques en Abitibi-Témiscamingue, l’ouverture de villes minières change considérablement le portrait religieux de la région. En effet, des immigrants de diverses confessions religieuses s’établissent dans les villes minières, entraînant la construction de plusieurs lieux du culte différents.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1930 - 1960]
Riopel, Marc
Le petit hameau de Laniel se développe à la suite de la construction d’un barrage de rétention des eaux et, surtout, du chemin de fer. Le gouvernement fédéral y ouvre une station entomologique pour l’étude des insectes. Une scierie fournit du travail à plusieurs personnes pendant quelques années. Le tourisme constitue le secteur économique principal de Laniel.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1910 - ]
Riopel, Marc
Dans les années 1940, le clergé favorise la consolidation du monde rural par l’entremise de la fondation de coopératives dans les secteurs économiques clés, soit l’épargne et le crédit, l’agriculture, la forêt et l’électricité. Il promeut également la reproduction de la famille rurale traditionnelle en assignant une place précise à chacun de ses membres.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1940 - 1960]
Riopel, Marc
Le Témiscamingue possède des terres favorables à la production de trèfle et des fourrages nécessaires à l’alimentation d’un cheptel laitier. Au début des années 1910, les agriculteurs se tournent vers les activités laitières. Nombre de localités ont bientôt une beurrerie privée et certaines ont une fromagerie.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1908 - 1943]
Riopel, Marc
L’éloignement des zones de coupes vers le nord et vers l’est rend nécessaire l’organisation d’un réseau de flottage du bois sur la rivière des Outaouais supérieur. La Riordon puis la Canadian International Paper construisent des camps de drave à des points stratégiques sur le trajet.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1918 - 1950]
Riopel, Marc
En 1922, un Grand feu se déclare à Haileybury et est rapidement poussé par les vents vers le nord du Témiscamingue. Ce feu détruit une partie de Notre-Dame-du-Nord et du village de Nédelec.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1922 - ]
Riopel, Marc
Des entrepreneurs structurent progressivement un réseau de flottage du bois sur le lac Témiscamingue. Il comprend les camps de drave d’Opémican et La Gap pour les équipes de draveurs et les remorqueurs de bois.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1880 - ]
Riopel, Marc
La mise en valeur des ressources naturelles et la colonisation agricole entraînent le développement d’un réseau routier en Abitibi-Témiscamingue. Ce réseau routier rudimentaire relie les localités et les sous-régions entre elles. Ce n’est qu’en 1939 que la région est reliée au sud du Québec.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1800 - 2000]
Riopel, Marc
Le Témiscamingue constitue une région d’appartenance. Par contre, ses frontières historiques varient selon les thématiques étudiées, en particulier les secteurs économiques, les Algonquins, la religion et le système judiciaire
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1600 - 2003]
Riopel, Marc
Au XVIe siècle, la culture et le mode de vie des Algonquins du Témiscamingue et de l’Abitibi s’inscrivent en harmonie avec la nature d’où ils tirent nourriture, habitation, vêtements et outils.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1500 - 1600]
Riopel, Marc
Le mouvement coopératif agricole démarre en force au Témiscamingue au milieu des années 1930, entre autres avec la fondation de caisses populaires et avec la naissance de beurreries coopératives. Ses promoteurs visent la reprise en main de l’économie locale par les agriculteurs.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1936 - 1950]
Riopel, Marc
Le milieu de travail des bûcherons se détériore rapidement, à compter de 1928. Les conditions de vie et d’hygiène diminuent dans les chantiers. Les sous-traitants introduisent également un nouveau mode de rémunération, le travail à la pièce. Cette dégradation des conditions de travail est à l’origine d’une grève, à l’hiver 1933.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1933 - ]
Riopel, Marc
Deux collèges classiques ouvrent leurs portes en Abitibi dans la foulée de la prolifération de ces institutions dans l’ensemble du Québec, dans les années 1940. Celui d’Amos accueille ses premiers élèves en 1940 et celui de Rouyn, en 1948. Le but de ces collèges est de former l’élite des professions civiles et religieuses.
Abitibi-Témiscamingue > Amos et Rouyn [1940 - 1964]
Riopel, Marc
La construction du chemin de fer National Transcontinental, au début des années 1910, permet le développement forestier de l’Abitibi. De nombreuses scieries entrent alors en production pour répondre aux besoins de la construction ferroviaire, puis de la construction résidentielle. La demande de bois d’œuvre au cours des années de la Première Guerre mondiale entraîne la construction de grosses scieries en Abitibi.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1910 - 1930]
Riopel, Marc
Dans les années 1940, le clergé lance une offensive visant la valorisation de la société et de la famille rurales traditionnelles. Des communautés religieuses prennent en charge l’enseignement dans les paroisses. Des écoles à vocation rurale sont ouvertes, en particulier l’École d’agriculture Moffette et deux écoles ménagères régionales.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1940 - 1950]
Riopel, Marc
Les femmes occupent une place importante dans l’histoire de l’Abitibi-Témiscamingue, tant à l’époque de la colonisation qu’à celle de la modernisation de la société. Elles obtiennent des gains importants à la suite de pressions et de revendications.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1880 - 1950]
Riopel, Marc
En 1939, le sous-traitant forestier Henri Perron construit un moulin à scie. Au fil des acquisitions et de l’application de technologies nouvelles, le groupe Normick Perron réussit à se hisser parmi les principaux producteurs de bois d’œuvre de l’Est du Canada.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1914 - 2003]
Riopel, Marc
La découverte et la mise en activités d’une mine se font en étapes et nécessitent la participation de plusieurs types de travailleurs miniers. Certains prennent des risques financiers, d’autres s’affairent en surface et sous la terre afin d’y extraire le minerai tant convoité.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1945 - ]
Riopel, Marc
Afin de protéger les ponts contre les intempéries, les constructeurs choisissent de les recouvrir. Au Témiscamingue, il existe encore deux ponts couverts. Les ponts du Grassy Narrow s’avéraient les plus spectaculaires de tous, jusqu’à leur incendie.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1900 - 1983]
Riopel, Marc
Les Français intensifient le commerce des fourrures avec les Algonquins du Témiscamingue en construisant un poste de traite. La rivalité est grande avec les Anglais, établis à la baie James.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1679 - 1760]
Riopel, Marc
Les premières scieries apparaissent au Témiscamingue dans les années 1880. Celle d’Alex Lumsden se démarque des autres par sa capacité de production et par ses retombées. La colonisation agricole apporte la construction d’un autre type de scierie polyvalente pour couper le bois des colons et moudre les grains.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1880 - 1916]
Riopel, Marc
Les années 1960 inaugurent une ère de réforme en profondeur du système de santé et des services sociaux en Abitibi-Témiscamingue. Le gouvernement prend en charge la gestion des hôpitaux, en modifie le fonctionnement et les services et crée de nouvelles structures pour mieux répondre aux besoins de la population.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1960 - 1990]
Riopel, Marc
L’arrivée des Européens dans la région du lac Témiscamingue, au XVIIe siècle, modifie les rapports traditionnels entre les différentes bandes amérindiennes du nord-est du continent américain et le mode de vie de ces groupes. Une série de transferts culturels se produisent entre ces deux civilisations, modifiant de part et d’autre la culture matérielle et le mode de vie.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1600 - ]
Riopel, Marc
Plusieurs films traitent de l’Abitibi-Témiscamingue, dont certains l’œuvre d’Abitibiens. Entre 1930 et 1960, la production fait souvent la promotion de la colonisation. À compter de 1960, elle présente plutôt un portrait critique de la société régionale.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1930 - 2000]
Riopel, Marc
Dès le début des années 1960, le gouvernement planifie la modernisation de l’agriculture en Abitibi-Témiscamingue. Ce processus s’effectue tant bien que mal à partir des années 1970. De nouvelles spécialités s’ajoutent alors à la production laitière et bovine.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1960 - 2000]
Riopel, Marc
L’agriculture pionnière au Témiscamingue se caractérise par l’autoconsommation et la vente de plantes fourragères et de pommes de terre aux chantiers forestiers. Certains paysans profitent de la mise en valeur de gisements miniers en Ontario pour développer leur ferme, mais ils constituent une minorité
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1886 - 1910]
Riopel, Marc
Au milieu des années 1880, seuls le frère Moffet et les compagnies forestières exploitent des fermes d’une certaine importance dans la région. Des colons et des Métis cultivent également le sol, mais pour assurer leur subsistance.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1866 - 1900]
Riopel, Marc
Au début des années 1890, le Canadien Pacifique achète les installations ferroviaires artisanales et amène une voie ferrée standard au pied du lac Témiscamingue. Les besoins de l’industrie forestière, au début des années 1920, favorisent le déploiement d’une voie ferrée sur l’ensemble du territoire du Témiscamingue.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1923 - ]
Riopel, Marc
La Société de colonisation du lac Témiscamingue recrute des actionnaires français pour poursuivre l’œuvre de la colonisation de la région. À la suite de prévisions financières erronées, elle ne peut remplir ses engagements.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1887 - 1902]
Riopel, Marc
La demande de bois équarri sur le marché anglais et de bois de sciage sur le marché américain entraînent l’essor de l’exploitation forestière au Québec. La richesse des pinèdes du Témiscamingue attire les marchands de bois dès 1836, mais c’est surtout à compter des années 1880 que leur exploitation devient plus intensive.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1836 - 1916]
Riopel, Marc
Les Algonquins recueillent l’eau d’érable pour en faire du sucre. Cette pratique est reprise par les Blancs, dans les années 1930. Ainsi, une érablière commerciale ouvre ses portes au public. Par contre, les pluies acides ont pour effet de dessécher certaines érablières du Témiscamingue.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1930 - 2003]
Riopel, Marc
La compagnie Riordon construit un moulin de pâtes à papier et une ville au Témiscamingue en 1917. Ce moulin produit une pâte nommée Kipawa-Rayon et exportée à travers le monde. En 1925, la CIP acquiert ces installations de la Riordon en faillite.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1917 - 1960]
Riopel, Marc
La population de l’Abitibi-Témiscamingue se forme en quatre étapes distinctes, fortement influencées par la mise en valeur des ressources naturelles. Aux deux zones rurales du Témiscamingue et de l’Abitibi s’ajoutent la zone minière et la zone des paroisses de colonisation, dans les années 1930. Les Canadiens français représentent environ 85 % de cette population.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1500 - 2001]
Riopel, Marc
À compter des années 1960, le secteur forestier entreprend une période de consolidation en Abitibi-Témiscamingue. Les scieries régionales se transforment peu à peu en véritables industries et occupent le premier rang au Québec. Des usines de pâtes et papiers sont construites en Abitibi, tandis que celle du Témiscamingue change de propriétaires. Le flottage du bois cède la place au transport par camion.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1960 - 2003]
Riopel, Marc
Une route régionale est construite en 1946 et permet pour la première fois depuis les débuts de la colonisation de relier l’ensemble des localités témiscamiennes. Par contre, aucune route ne relie directement le Témiscamingue au sud de la province.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1880 - 2003]
Riopel, Marc
Au début des années 1910, il est encore possible d’observer l’organisation sociale et familiale traditionnelle chez les Algonquins de souche de la réserve de la Tête-du-Lac. Les membres de cette bande se divisent en familles et chacune possède un territoire de chasse précis, hérité de leurs ancêtres.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1900 - ]
Riopel, Marc
La réforme scolaire des années 1960 ouvre la voie à l’implantation et au développement des services universitaires en Abitibi-Témiscamingue. Les premiers services apparaissent en 1970 et, graduellement, donnent naissance à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, en 1983.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1960 - 1992]
Riopel, Marc
Lorsque coureurs des bois et bûcherons prennent comme épouses des algonquines, ces nouvelles familles tendent à vivre de façon sédentaire, tout en préservant une partie du mode de vie amérindien. C’est ainsi que de petits villages apparaissent en forêt, sur les bords des lacs.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1700 - ]
Riopel, Marc
Dans l’imaginaire collectif, l’Abitibi-Témiscamingue est synonyme de région nordique, éloignée des grands centres. La région évoque aussi le pays de l’or. C’est un fait, mais il y a beaucoup plus.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [ - ]
Riopel, Marc
À compter des années 1870, les marchands de bois et les promoteurs de la colonisation exercent des pressions afin d’obtenir des parties de terres de la Réserve amérindienne de Témiscamingue. Graduellement, les Algonquins cèdent à contrecœur de parcelles de terres afin de permettre la coupe du pin et la fondation de deux villages.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1850 - 1940]
Riopel, Marc
À compter des années 1950, d’importants changements se produisent dans le monde rural. L’exode rural, la diminution du nombre de fermes, la spécialisation accrue et l’augmentation de la valeur financière des fermes contribuent à la transformation des campagnes.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1951 - 1976]
Riopel, Marc
Des entrepreneurs anglophones mettent sur pied les premières stations radiophoniques de l’Abitibi, au tournant des années 1940. Elles sont ensuite rachetées par des intérêts francophones, ce qui permet l’émergence du groupe Radio-Nord, un des réseaux privés les plus importants au Québec.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1930 - 1990]
Riopel, Marc
Réal Caouette (1917-1976) s’avère un militant et un député créditiste fort populaire en Abitibi-Témiscamingue et au Canada. Il convainc ses électeurs grâce à ses qualités d’orateur, le porte-à-porte dans les villes et villages de la région et par ses apparitions sur les ondes de la télévision régionale.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1917 - 1976]
Riopel, Marc
Les familles Turcotte partent du Témiscamingue à l’automne, en canot, pour se rendre à Amos. Il s’agit des premières familles de colons.
Abitibi-Témiscamingue > Amos [1910 - ]
Riopel, Marc
Le site Topping, situé sur les rives du lac Témiscamingue, a été le lieu de tournage de films par de grandes compagnies américaines, au tournant des années 1930. Propriété de M. Arnott, il passe aux mains de la famille Topping, de New York. Au tournant des années 1980, un sentier écologique est développé à proximité de ce site.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1908 - 2003]
Riopel, Marc
Parmi les manifestations culturelles de nature religieuse qui se déroulent à Ville-Marie, mentionnons la mise sur pied d’une troupe de théâtre amateur, d’une chorale et d’une fanfare. À cela s’ajoute les pèlerinages et les Pageants à la grotte de Ville-Marie.
Abitibi-Témiscamingue > Ville-Marie [1886 - 1960]
Riopel, Marc
Plus de 1 000 prisonniers, en majorité des Austro-Hongrois, sont détenus au camp de Spirit Lake, près d’Amos, entre le 13 janvier 1915 et le 28 janvier 1917. Ces prisonniers surveillés par une centaine de militaires contribuent à la survie économique de la petite localité d’Amos.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1914 - 1920]
Riopel, Marc
L’économie de l’Abitibi-Témiscamingue dépend fortement des décisions prises à l’extérieur de la région, en fonction des entreprises exploitantes et des marchés nationaux et internationaux. Les démarches entreprises par les gouvernements, depuis les années 1960, ne changent rien à cette situation.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1700 - 2000]
Riopel, Marc
Des dizaines de milliers de chômeurs urbains profitent des programmes de colonisation dirigée, dans les années 1930, pour s’établir en Abitibi. La région se développe ainsi considérablement.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1929 - 1940]
Riopel, Marc
Le peuplement de l’Abitibi-Témiscamingue entraîne la création d’une culture de frontière dans cet espace situé au nord du Québec habité.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1885 - 1950]
Riopel, Marc
Jusqu’au début des années 1970, le système de santé de l’Abitibi-Témiscamingue compte des hôpitaux gérés par des communautés religieuses et d’autres financés et dirigés par des compagnies. Les colonies fondées dans les années 1930 jouissent d’un dispensaire et d’une infirmière. À cela, s’ajoutent les unités sanitaires, chargées de la prévention des maladies.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1866 - 1970]
Riopel, Marc
Dès la fondation de la Commission scolaire régionale du Cuivre, en 1965, l’idée de rapatrier la gestion de l’enseignement secondaire et aux adultes voit le jour. Ce n’est que 10 ans plus et après d’une longue bataille que la Commission scolaire du Lac-Témiscamingue obtient la gestion de ces niveaux d’enseignement, en plus de celui du primaire qu’elle administre déjà.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1965 - 1975]
Riopel, Marc
Les compagnies minières planifient et réalisent la construction d’une ville à proximité de leur site d’exploitation. Près de ces villes de compagnies apparaissent des villes champignons dont le développement contraste radicalement avec la ville jumelle.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1936 - ]
Riopel, Marc
La colonisation du Témiscamingue a lieu essentiellement entre 1880 et 1914. Les colons montent d’eux-mêmes dans la région afin d’établir leurs fils sur des terres. Un long trajet les attend à bord d’un train puis d’un bateau à vapeur.
Abitibi-Témiscamingue > Abitibi-Témiscamingue (général) [1880 - 1914] |